30/11/2007

Chauffeur si t'es un homme, achète-toi un tom-tom !

J'ai mis un peu de temps à rassembler mes idées et à me décider à raconter ce week-end magique, un peu comme quand on hésite à couper un gâteau très joliment décoré. J'avais un peu peur de dénaturer mes souvenirs en plaçant ma loupe dessus pour les raconter. Il faut dire aussi que je suis revenue un peu malade et que j'ai passé la semaine sous ma couette, ce qui ne m'a pas aidé à trouver du courage pour couper mon gâteau.
Avant de commencer, j'ai noté une chose étonnante. Ce week-end m'a fait prendre conscience de l'attachement que les gens avaient à mon égard, j'ai comme réalisé, comme si je ne le savais pas avant, qu'on m'aimait. Mes parents m'aiment, mon amoureux m'aime, mes amis m'aiment, mes anglais m'aiment et moi je suis comme une idiote au milieu de tant d'amour d'un coup et je ne sais pas quoi en faire. Pire, j'essaie de fuir.
C'est quoi mon problème ? je n'aime pas qu'on m'aime ? je suis incapable d'assumer ? Tant d'amour d'un coup autour de moi m'a juste rendue un peu distante, c'est comme si je renvoyais le message : "oui oui vous m'aimez c'est bien mais vous ne me méritez pas", alors qu'en réalité c'est tout le contraire que je pense. Mon esprit est bien plus torturé que ce que je croyais en fait. C'est grave docteur ?
Bon bref, passons sur ces considérations sidérantes pour raconter mon petit week-end au paradis.
C'est étrange d'ailleurs que le sentiment qui me reste soit celui d'un bonheur absolu, parce que j'ai passé mon temps à aller de galère en galère, mais comme tout s'est très bien terminé, je préfère me dire que le week-end a été une réussite totale, et c'est le cas finalement !
Je ne vous refait pas l'historique depuis le début de cette tournée, mais enfin ça faisait quelques mois que je bossais là-dessus. Au départ ce devait être une grande tournée, mais il s'est avéré que Marc, le pianiste du groupe, ne pouvait pas prendre plus de deux jours d'affilée à son magasin de musique où il travaille, période la plus chargée de l'année oblige.
Bah c'était pas assez pour me faire peur, j'ai donc fait un condensé et tâché de faire au mieux en 4 jours.
Le programme initial était : jouer sur une péniche à Paris avec Les Anges Gardiens le jeudi 22, jouer dans une salle à St Etienne avec deux groupes : El Deyma et Nar6 le vendredi 23 (je reviendrai sur cette soirée ensuite), et à nouveau sur une péniche avec Alec le samedi 24 à Lyon.
Oui alors la soirée de St Etienne a bien failli ne jamais voir le jour, environ trois semaines avant le concert j'ai reçu un coup de fil du gars d'El Deyma tout affolé pour me dire que la date est annulée.
PAS DE PANIQUE...
AHHHHHH !
La soirée qui a suivi ce coup de fil n'a été qu'une suite d'appels désespérés pour tenter de comprendre ce qui se passait, en réalité le patron de la salle de St Etienne en avait marre de ne pas pouvoir les recontacter, et donc il avait décidé d'annuler purement et simplement la date. J'ai obtenu de le calmer, de maintenir la date coûte que coûte, et il a fallu ajouter un groupe : Nar6, dont je n'avais jamais entendu parler, mais baste, rien à foutre, je prend.
La date de st Etienne comprenait donc trois groupe et un patron pas cool à amadouer. J'ai aussi appris au passage que le groupe El Deyma n'avais pas l'air très fiable, et j'en ai eu la confirmation quelques temps après, mais je ne vais pas gâcher tout le suspens.
Donc, j'en étais là de mes préparatifs, mes anglais étaient prêts à venir, j'avais envoyé des milliers de dossiers de presse à qui voulait bien les recevoir, j'avais dormi sur myspace des jours durant pour faire un peu de promo, bref j'avais fait tout ce qui était en mon pouvoir du fin fond de mon Cherbourg pas natal du tout.
Le jeudi fatidique arriva, et je me dirigeai prestement vers Pâris dans ma petite auto pleine de choses qui me paraissaient superflues en partant et qui se sont révéles extrêmement utiles à l'arrivée (oreillers, couvertures, bombe de dégivrant, et boite à pharmacie estampillée "Discordance m'a sauvé")
Donc je suis partie (oui non parce qu'en fait le passé simple tout le long ça va être chiant) gaiement vers la câpitale, armée de mes plans mappy appris par coeur et synthétisés en de glorieux post-its clairissimes.
Sauf que j'ai pas trouvé la sortie vers l'autoroute.
Enfin entendons-nous bien : sur la carte, il était dit de suivre Charles-De-Gaulle, eh bien sur les panneaux, y'avait pas marqué Charles-De-Gaulle, ni même aéroport ni rien du tout. Tout au plus peut-être Nanterre ou La Défense, mais certainement pas Charles-De-Gaulle, je suis formelle.
Ah non mais alors.
Ce qui fait que pensant être sur le périphérique, je me suis retrouvée juste en face de l'arc de triomphe. Et là ça fait tout bizarre, on sort d'un tunnel, on remonte, et on voit lentement monter à l'horizon une forme en arc de cercle assez reconnaissable, mais comme votre esprit n'est pas du tout parti dans cette optique, vous mettez un certain temps à comprendre que vous n'êtes pas DU TOUT au bon endroit.
Appel (très légèrement) paniqué à mon chéri pour un brin de téléguidage, mon plan mappy par la fenêtre (enfin non pas tout à fait, c'est pas très écologique), je retrouve un panneau m'indiquant le boulevard périphérique, et alors que mon itinéraire ne devait que le suivre sur un petit kilomètre tout au plus, je me retrouve à faire tout le tour de Paris dessus... à 17h en période de grève des transports.
Scrogneugneu.
Une heure plus tard, j'arrive eeeenfin à ma porte, je suis les rues qui me conduiront tout droit à la péniche, je manque de rentrer dans une dizaine de véhicule fous (ah ben non, en fait tout le monde conduit comme ça...) et j'arrive enfin au bon endroit, la rue qui m'intéresse est en travaux, cooooomme par hasard, mais j'arrive à tourner et à me retrouver pile en face de la péniche, y'a une place de libre. Pas d'horodateur ? bon alors c'est gratuit, allez hop, on s'en fiche, un petit mot "équipe technique péniche Antipode", ça ne marchera jamais mais je ne me dé-pla-ce PLUS.
Hop, je rentre dans la péniche, tout essouflée et passablement énervée d'être arrivée en retard alors que j'avais de l'avance au début.
Scrogneugneu.
Mes anglais sont déjà là, ils s'installent sur scène, les Parisiens sont là aussi, ils s'installent aussi, tout va bien !
Je prend quelques photos, me présente à Gill, la batteuse, que je n'avais jamais rencontré, ainsi qu'aux deux roadies Anthony et Shaun, sympas comme tout.
A la fin des balances, ils veulent aller à l'hotel pour se reposer un peu et se changer, ils n'avaient pas pu y aller avant, puisqu'ils avaient besoin de ma carte de crédit pour entrer... gulp...
Là, Shaun, conducteur pour ce soir-là, me demande de l'aider à le guider. Je l'aide donc à entrer l'adresse dans son tom-tom, mais je n'avais juste pas remarqué qu'il n'a pas mis la bonne ville. On se dirige donc tout droit rue de lisbonne... à Paris, au lieu de la rue de lisbonne de Rosny Sous Bois, où se trouve notre hotel.
Une fois arrivé boulevard Haussmann, je me dis qu'il y a comme un petit quelque chose qui cloche, sachant qu'on était déjà au nord-est de Paris et qu'on devait normalement se diriger encore plus vers l'est, on n'a donc rien à faire près de la gare St Lazarre. Je comprend soudainement où est l'erreur, on recommence à configurer tom-tom, et on repart en sens inverse. Personne ne s'est rendu compte de rien, Shaun me souffle de ne rien dire, mais on met tout de même une heure et demi à revenir à notre point de départ, et là l'un d'eux s'exclame : hey mais c'est notre péniche là-bas !
Hilarité générale dans la cabine avec Shaun, on leur explique notre erreur, et on file vers l'hotel, qui est effectivement à 20 minutes de la salle.
Quand on arrive, en réalité on n'a plus qu'un quart d'heure pour se raffraîchir et se changer avant de repartir dans l'autre sens. Shaun et moi sommes désolés, mais tout le monde prend ça à la rigolade, donc ça va.
Là, mon téléphone bippe, j'ai un message du gars du concert du lendemain, du groupe El Deyma, qui m'annonce tout de go que leur groupe s'est séparé et qu'ils annulent la date sur St Etienne.
PAS DE PANIQUE...
AU SECOURS !!
Je le rappelle, affolée. Dans le tour-van, personne ne bronche, ils n'ont pas vu mon air désespéré. Il m'explique qu'ils étaient en tournée jusqu'à ce soir, mais qu'en fait ils ne s'entendent plus et que donc, ils se séparent. Gulp. Eeeet... pour demain soir ? demande-je
- Ah non mais vous vous jouez toujours, y'a pas de souci.
- Aaaaah...
Je me retrouve donc à m'expliquer au téléphone avec le gars de la salle de St Etienne, le gars pas cool, pour lui dire que l'un des groupes ne viendra pas. Haha. Je me fais incendier au téléphone, puis je finis par lui faire comprendre que je n'y suis pour rien, que j'ai toujours joué le jeu et surtout que je n'y suis pour rien (il était à deux doigts de tout annuler, le gars pas cool). Bon, me dit-il, c'est pas de ta faute (ouaaaaais dans le chaud-bise on se tutoie tout le temps) arrivez demain et on verra bien. Je raccroche et annonce la nouvelle à mes anglais. Ca n'a pas l'air de les perturber plus que ça.
On arrive à la salle, un peu en retard pour le début du concert, mais le groupe parisien a déjà commencé, comme c'était prévu.
Là, je constate qu'il n'y a pas grand monde, voire personne du tout. Tout au plus 5-6 personnes en plus de nous dans la péniche. Houm la soirée va être longue, mais il y a la grève des transports, ça explique que plein de gens n'ont pas pu venir.
Le concert des anglais débute, je compte une 15aine de personnes, mais je ne distingue pas les gens du public des gens qui travaillent à la salle. Sur scène, Seth, le chanteur, se donne à fond. Mais la gérante de la salle l'interrompt à chaque fin de chanson pour faire baisser le son. Je vois que ça l'énerve, mais il continue son tour de chant.
A la fin, le public en redemande, même s'ils ont joué toute leur set-list, ils en rejouent une quand même.
J'ai discuté un peu avec Seth à la fin du concert, il m'a dit que ça l'avait vraiment frustré de ne pas pouvoir jouer et se donner à fond parce qu'il estime qu'il devait en faire encore plus vu qu'il n'y avait pas beaucoup de monde. Dans le fond je comprend, et je commençais à craindre le pire pour les soirées à venir, parce que je sais qu'en France on n'aime pas beaucoup que le groupes jouent fort. J'ai essayé de les préparer à cette éventualité. J'ai bien vu que cette première journée n'était pas vraiment une réussite.
On a filé manger des kebabs qu'ils réclamaient à corps et à cris, moi je n'ai rien pu avaler, toujours mon fichu problème de déplacement : je ne dors plus, je ne mange plus...
Le problème, c'est que le lendemain, j'avais 6 heures de route à faire, donc il n'était pas question de flancher !
Nous avons dormi à l'hotel (Première Classe de Rosny Sous Bois dans le 93, y'a mieux, mais c'est plus cher), pris un petit déjeuner frugal le lendemain matin, arrosé de coca pour le glucose et la caféine, aaah la gastronomie en tournée !
Nous partons donc au petit matin pour St Etienne, moi toujours armée de mes plans mappy super concentrés en un post-it on ne peut plus clair, et roule ma poule.
On avait prévu de s'arrêter au même endroit sur l'autoroute, mais quand je les ai vus s'arrêter pour déjeuner, ils étaient juste derrière moi... Bon tant pis, je me suis arrêtée à l'aire d'après pour manger un panini-coca-café à côté d'une famille de hollandais sans gêne avec un énooooorme chien.
Je repars, je sens la fatigue prendre le dessus, et avant de m'endormir au volant, je fais une halte à mi-chemin. Je dors une 20aine de minutes, ça va mieux, hop, je repars !
Pour m'arrêter à nouveau deux heures et demi après.
20 minutes, hop, je repars !
Et j'arrive à St Etienne en pleine forme, et hop, je loupe la sortie qui m'intéresse (décidément) à cause d'un camion qui double alors qu'il n'a rien à faire à doubler là. Bon, comme je suis en train de conduire, ça n'est pas évident de sortir le gros Michelin (l'atlas, pas le bonhomme), de chercher la bonne page et de trouver par où passer. Enfin c'est ce que j'essaie de faire, tout en conduisant malgré tout, mais comme je continue à avancer, à certains moments il faut que je choisisse un camp... St Etienne-machin ou St Etienne-chose ? hmmmmm plouf-plouf ça sera toi que je prendrai ! Manque de bol, en fait c'était l'autre...
Je continue mon manège, prend des routes au hasard jusqu'à trouver un coin où je puisse enfin m'arrêter et trouver par où repasser.
En attendant, mes anglais sont arrivés, et me demandent où et le gîte.
J'EN SAIS RIEN ! J'AI D'AUTRES PROBLEMES !
Je n'ai pas dit ça.
J'ai appelé le gars du gîte qui devait nous accueillir, en plus je lui avait demandé de venir un peu tôt parce que je voulais qu'on puisse s'arrêter et se changer avant d'aller à la salle, il m'explique comment aller au gîte, me dit qu'il nous y attend. Bon ça c'est cool.
Je rappelle mes anglais, qui en fait me disent qu'ils décident d'aller diretcement à la salle faire leurs balances (ben oui mais avec un GPS c'est facile hein...), et donc je me retrouve au milieu de St Etienne, enfin plutôt je ne sais où, à essayer de retrouver comment aller à ce gîte. Tout ça est d'un compliqué !
Là je commence à m'énerver. Deux fois en retard, deux fois que mes anglais sont livrés à eux-même et ne peuvent pas aller à l'hotel ou au gîte en arrivant, j'ai foiré sur toute la ligne, je suis une grosse nulle, je pleure un bon coup dans ma voiture sur le bord de l'autoroute.
Bon allez, hop, on repart, je repère vaguement par où passer, et le guide sur les genoux, sous la pluie et de nuit, je retrouve eeeenfin mon chemin.
Je vais chercher les clés des gîtes, le type m'attend depuis près d'une heure alors que je lui ai demandé d'être là en avance, fais chier fais chier et autre noms d'oiseau me dis-je à moi-même.
Je monte la petite montagne en haut de laquelle se trouve les gîtes, le tout plongé dans la brume la plus dense qui soit, et le gars m'attend avec sa voiture en bas du chemin pour m'emmener au bon endroit. Heureusement que ce type est le plus gentil du monde !
Nous arrivons, il me montre les gîtes, qui sont d'adorables petit chalets en bois, il ne manque que les lutins du père noël, je prend les clés, règle le solde, et je repars dans la vallée vers la salle. Le gars du gîte, qui me voit toute désemparée, me fais le suivre jusque dans St Etienne et je retrouve ma route assez facilement. Pas totalement, parce St Etienne c'est tout de même sens-uniqueville, mais j'arrive à me garer pas trop loin et je vais à la salle à pied.
Je vois que les anglais sont un peu agacés, ou alors c'est moi qui me fait des idées, j'en sais rien, enfin bon, je suis eeeenfin arrivée, eux sont à nouveau en train de s'installer, tout va bien.
On nous sert un repas chaud, steak-haché-frites, c'est assez pour faire plaisir à tout le monde ! Je remarque qu'ils n'ont aucun sens de la gastronomie, arrosant leurs frites de mayonnaise et de ketchup... Beeeeeeeh. Enfin c'est des anglais, on ne peut rien espérer d'eux à ce niveau-là !
La soirée se passe plutôt bien, mais comme le même soir dans St Etienne il y a la nuit du reggae (première nouvelle), apparemment ça y draine pas mal de monde, autant de gens qui ne viendront pas.
Scrogneugneu.
L'affluence au début du concert n'est pas géniale, le patron me dit qu'au lieu de payer le groupe aux entrées comme c'était prévu, il préfère les payer aux consos. C'est un peu plus avantageux quand il n'y a pas grand monde, sachant que les gens n'auraient acheté qu'un seul billet, mais qu'ils vont boire plusieurs boissons. Finalement il est assez cool, il a l'air tout ennuyé pour mes anglais et se montre très prévenant.
Donc, il ne reste que deux groupes sur la soirée, Nar6 et mes anglais, ça fait qu'ils jouent un tout petit peu plus longtemps. Nar6 met le feu, ils jouent encore plus fort que mes anglais, ceux-ci sont ra-vis ! l'affluence arrive, les gens apprécient, au final, ça a été une super soirée.
Ils ont vendu des tas de cds, j'ai même vu un gars revenir après en avoir acheté un pour en prendre un autre et le payer 20euros. Il a refusé catégoriquement qu'on lui rende sa monnaie. J'ai eu beaucoup de mal à leur expliquer pourquoi il faisait ça, ils pensaient que leurs panneaux de tarifs n'étaient pas clairs, ils n'arrivaient pas à comprendre que les gens voulaient juste les récompenser et leur dire qu'ils avaient bien aimé. C'est pas évident, en France on a un rapport bizarre avec l'argent.
Donc la soirée a été très sympa, on est repartis vers les gîtes, au départ je les ai suivi, parce que j'en avais plus que marre de me perdre, mais en fait, ils avaient rentré n'importe quoi dans leur GPS et on est partis n'importe où. J'ai bien essayé de leur faire des appels de phare et de klaxonner, mais ils ont suivi leur erreur jusqu'au bout.
Ils ont fini par s'arrêter sur le bord de la route, on est repartis en sens inverse, ils m'ont suivi, mais en arrivant en ville, je ne savais pas trop quelle route prendre, et à nouveau je leur ai demandé de m'amener à l'entrée de l'autoroute.
Je les ai donc à nouveau suivi, ils ont bien failli à nouveau repartir dans le mauvais sens, je les ai doublés, j'ai klaxonné comme une dignue, ils ont fini par me suivre, et on est arrivés à bon port, dans la brume, à 10 à l'heure. Nan c'est bien un GPS, quand on a une adresse précise, c'est très bien, mais quand on a un gîte dont l'adresse est "lieu dit machin-chose" on n'y arrive pas, nécessairement.
Arrivés sur place, ils ont poussé des petits cris de ravissement, ils ont a-do-ré les gîtes en bois.
On s'est réparti tout ça, les fumeur entre eux, les filles et LE non-fumeur dans l'autre maison.
On a super bien dormi, chauffés par le feu dans le poele à bois, chacun dans son coin. Gill a commencé à râler à cause du manque chronique de miroirs pour se coiffer, et surtout de la coordination prise-de-courant/miroirs, rarement à moins de 2m les uns des autres.
Le lendemain, ils sont allés chercher de quoi faire des petits déjeuners, et on a mangé tous ensemble dans le gîte des garçons : bacon grillé et croissants... Un petit déjeuner pour des anglais en France !
Levés assez tard, on a pris notre temps, les gîtes étaient toujours dans la brume, ce qui ne nous donnait pas vraiment envie de bouger. On avait rendez-vous dans l'après-midi pour visiter un peu Lyon avec les gars du groupe du soir : Alec, mais en réalité, ils avaient autre chose de prévu et ils n'ont donc pas pu se libérer.
Ils faisait drôlement froid ce jour-là, Anthony, qui était parti courir avant, est revenu de la douche en jupe, en vrai rocker (bottes de rangers, jupe, t-shirt motorhead et blouson de cuir). Moi j'ai juste pensé qu'il allait avoir très froid, et de fait, tout le monde l'a surnommé Blue Balls.. hmm très fin !
On s'est dirigé doucement vers Lyon pour déjeuner, on est partis vers 13h, mais en route Marc s'est rendu compte qu'ils avaient oublié leur carton de cds, donc on a fait demi-tour. Arrivés sur Lyon vers 15h, on a pas mal tourné pour trouver un endroit où manger qui serve encore, on nous a indiqué la vieille ville, avec tous les fameux "bouchons". Bon on en a trouvé deux, mais en réalité, ça faisait un peu cher, donc on s'est dirigé vers une brasserie qui servait toute la journée, et on a mangé là. Vers 16h.
Après 17h, on est sortis de table, et il était déjà temps de se diriger vers la salle pour les balances, donc on y est allés (logique), ce qui fait qu'on n'a pas eu beaucoup de temps pour visiter, mais bon.
Ils sont donc allés s'installer, on a retrouvé les gars du groupe Alec, qui sont super sympas, ils ont installé un vrai petit magasin dans un coin de la péniche, cette fois ils étaient prêts ! On m'a assignée aux billets dans un premier temps, puis à la vente de cds, ce que j'ai fait. En fin d'après-midi, ils sont partis faire un peu shopping, Gill s'est acheté un miroir, les autres je ne sais quoi, et ils sont revenus un peu avant le concert. Pendant ce temps-là, je m'étais postée aux entrées, et avant même le début du concert j'en avais vendu une quarantaine. Ce qui est bigrement bien si on compare ça à l'affluence des jours précédents.
Le concert d'Alec a commencé, et ma remplaçante est venue me remplacer (logique).
Je suis donc allée me poster derrière ma petite table couverte de cds et de t-shirts, j'ai pris plein de photos de là où j'étais, debout sur ma banquette, et ils m'ont même dédicacé une chanson rien que pour moi... Manque de bol, ils ont choisi celle que j'aime le moins, mais wouf, quelle émotion ! j'ai juste réussi à rougir au possible et à perdre un bout de cerveau en souriant niaisement et en faisant oouuhh c'est moouuaaaah !!
Ridicule.
Bon après ça la soirée s'est terminée assez tôt, ils ont rangé le matos dans le van, et tout le monde était parti pour repartir assez tôt, la soirée continuait avec un DJ dans la péniche (un très bon d'ailleurs, pas de boom-booms mais des bootlegs rocks très bien ficelés). Les gars d'Alec ont insisté pour boire un dernier verre, ce que nous sommes allé faire, et plusieurs fois encore !
On a passé une très bonne soirée, on est rentrés vers 3h à St Etienne dans nos huttes de chasseurs, et on a à nouveau très bien dormi. Départ à 10h le lendemain matin, réveils mis en route, ouch !
Anthony est retourné courir, et cette fois, il n'y avait plus de brume, juste de la glace. Gill et moi avons manqué de nous casser une jambe sur les petites terrasses de bois devant nos chalets, mais le paysage valait le coup, c'était ma-gni-fi-que.
Nous avons rangé nos affaires, réglé les questions d'argent, et on s'est ensuite fait des bisous et des accolades à n'en plus finir, Seth a proposé de faire une ronde : "je sais que ça fait gay, mais si on faisait une ronde de câlins autour d'Emma pour la remercier ?" Ils ont répondu en rigolant : erm... no.
Mais on l'a fait quand même, c'était mignon.
Ils sont repartis, et ont rouvert la porte latérale de leur tour-van pour me hurler Emma we love you !
Wouf ! pas pleurer !
J'ai attendu le gars du gîte pour lui rendre les clés, puis je suis partie, direction la maison de mes parents pour dîner avec mon frère et sa petite famille. J'ai retrouvé ma nièce qui ne m'avait pas vue depuis longemps, elle a mis du temps à se souvenir, mais une fois qu'elle a remis un nom sur mon visage il n'y en avais plus que pour moi ! Bon je suis devenue Maniègne ou un truc dans le genre, mais c'est bien quand même !
Je suis ensuite rentrée chez moi pour dormir loooongtemps dans les bras de mon chéri.
Et voilà, c'est déjà fini, il n'y a plus qu'à recommencer !
E.
Pensée de ces quatre jours : yeah, ok, but what do you mean ?
B.A. de ces quatre jours : euh... ben...
M.A. de ces quatre jours : euh... oula...
Chanson(s) de ces quatre jours : Tout le répertoire des People Involved en boucle tous les soirs
Lecture en cours : Le Souffle des Dieux de Werber, Atlas routier Michelin
Note pour plus tard : il parait que quand on a survécu à Marseille on peut conduire n'importe où... Croyez-moi, les rues de Marseille sont des 4 voies désafectées comparée à celles de Paris. Maintenant que j'ai survécu à Paris, je crois que je peux conduire n'importe où.

10 commentaires:

Monseigneur a dit…

Je trouve offensant ces déclarations contre ceux qui mettent de la mayonnaise et du ketchup sur leurs frites. Y a écrit "Liberté" dans notre devise ou pas ?

Emma a dit…

Votre seigneurerie, je reste effarée de voir quels détails tu retiens de mes récits...

Emma a dit…

Et j'ai parfaitement le droit de donner mon avis sur le fait de mettre ou non de la mayo sur ses frites. Y'a écrit "Liberté" dans notre devise ou pas ?

Sa Majesté a dit…

C'est tout ce que tu as comme photos ? Je croyais que tu avais rempli ta carte ?

Emma a dit…

Majesté, je ne sais pas d'où tu tires ces renseignements, mais ton informateur a besoin de vacances, crois-moi.

Pour ce qui est de mes (innombrables) photos, je les ai mises sur ma galerie, elles sont donc consultables à loisir en cliquant sur le lien qui est tout là-haut à droite.

le gars du gîtes a dit…

beau récits, mais il est vrai qu'un GPS pour Noel ne serais pas un luxe........
bonne continuation

Emma a dit…

=D Je maintiens ma version, le "gars du gîte" le plus gentil du monde !

le gars du gîtes a dit…

merci beaucoup,ça fait plaisir
passé de bonnes fête .......

Flo a dit…

Bonjour, bonjour!
Des amis m'ont conseillé de passer sur ce site car on parlait de nous...d'une façon très bizarre...

Je me présente. Flo du groupe le plus maudit de ce blog ;) et ce que je lis me scotch au plafond car je n'ai jamais été au courant de cette date (sachant que je suis le chanteur c'est un peu gros!!!).
Après enquête de mon coté il se trouve que tu as été en contact d'un ancien bassiste complètement psyco/schizo et autres charmes divers... qui a bloqué notre space pour se venger, tenté de briser des couples (si si c'est vrai, en engageant limite des femmes pour ça...), nous a programmé dans des lieux que nous ne connaissions pas du tout..... Les a mis en ligne!!!!!!! Bref quelqu'un qui a un lourd passé qu'on ne soupçonnait pas... Je tiens à m'excuser pour lui pour les problèmes qu'il a pu vous causer car il ne le fera jamais... Encore une fois, désolé Emma. J'aurai préféré entendre parler de toi dans d'autres circonstances :) je te souhaite les meilleures choses possibles. Flo.

Emma a dit…

Wow, eh bien Flo, ravie et désolée de faire ta connaissance si tard, si j'avais su tout ça à l'époque ça m'aurait évité pas mal de sueurs froides et de coups de téléphones hystériques !!

Mais bon, au final, tout s'est bien passé, désolée d'avoir donné un avis si mauvais, mais comme tu t'en doutes, je ne connaissais pas le fin mot de l'histoire ! C'est réparé à présent, merci beaucoup de ton éclairage :o)

A plus, bonne continuation !

Emma

ps : aaaaaah l'harmonie légendaire des musiciens entre eux :D